Conseils en nettoyage énergétique à La Roche sur Yon
Voyages entre vie et lumière
Le témoignage bouleversant d’une femme revenue de l’au-delà !
Entre EMI (Expériences de Mort Imminente), conscience élargie et révélations saisissantes, July nous embarque dans un voyage intime et puissant au cœur de la vie… et au-delà.
Au programme :
🕊️ Des récits authentiques vécus entre naissance et maternité
🌌 Des visions lumineuses, des rencontres de l’autre côté
🧠 Des transformations profondes et un éveil spirituel
🎧 Une perception accrue du monde subtil
💬 Des questions universelles : Qui sommes-nous ? Que se passe-t-il après ? Peut-on revenir changé… à jamais ?
🎥 Ce film est bien plus qu’un témoignage. C’est une invitation à repenser la vie, la mort, et notre place dans l’univers.
« J’ai franchi trois fois le seuil de la mort »
Témoignage de July Verdun Hédoux
Je ne raconte pas ce que j’ai vécu pour convaincre. Je ne cherche pas non plus à prouver qu’il existe quelque chose après la mort. Je n’en ai pas les moyens. Je peux seulement témoigner.
Mon corps s’est retrouvé trois fois aux portes de la mort. La première fois, je venais de naître. Je n’en ai gardé aucun souvenir conscient. Les deux autres fois, j’ai vu, entendu et ressenti des choses qui ont complètement changé ma manière de comprendre la vie.
Pendant longtemps, je me suis demandé si je devais en parler. J’avais peur du regard des autres, peur que l’on me prenne pour une personne fragile, illuminée ou simplement folle. Mais garder le silence n’aurait rien changé à ce que j’ai vécu. Alors je le raconte avec mes mots. Sans chercher à rendre l’expérience plus belle ou plus spectaculaire qu’elle ne l’a été.
Je suis née entre la vie et la mort
Je suis née le 9 octobre 1979. Ma naissance s’est très mal passée. Mon cœur s’est arrêté. Mon cerveau aussi. J’ai été transférée à Paris et j’ai passé trois mois sous bulle. Trois mois sans contact physique normal, sans bras pour me porter, sans peau contre la mienne. Au tout début de ma vie, je me suis retrouvée séparée du monde extérieur par une paroi transparente.
Je n’ai aucun souvenir précis de cette première expérience. Je ne peux pas raconter un tunnel, une lumière ou une sortie de corps. Je ne sais pas ce qui s’est passé et je refuse de fabriquer des images pour combler ce vide. Pourtant, en grandissant, j’ai toujours eu la sensation que quelque chose s’était inscrit en moi.
Enfant, je me sentais souvent en décalage. J’étais là, avec les autres, mais une partie de moi semblait observer la scène de plus loin. Je pouvais participer à la vie normale, jouer, rire ou aller à l’école, puis être soudainement saisie par des questions qui n’étaient pas vraiment celles d’une enfant.
Je regardais le ciel pendant de longues minutes. Je me demandais ce qu’il y avait derrière, si nous étions seuls et pourquoi j’étais ici. Je ne comprenais pas pourquoi ces questions occupaient autant de place en moi. J’avais parfois une étrange sensation de manque. Ce n’était pas l’absence d’une personne précise. Cela ressemblait davantage à la nostalgie d’un endroit que je ne parvenais pas à identifier. Comme si j’avais connu autre chose, quelque part, mais que j’en avais perdu le souvenir.
À l’adolescence, ce décalage s’est accentué. Je pouvais être entourée et me sentir malgré tout seule avec ce que je percevais. J’avais souvent l’impression que la réalité ne se limitait pas à ce que nous pouvions voir et toucher. Je ne savais pas l’expliquer et je n’avais aucune preuve. C’était simplement une sensation profonde, presque physique.
La mort m’interrogeait, mais pas uniquement comme une fin. Une partie de moi refusait de croire que tout pouvait s’interrompre brutalement, que la conscience pouvait disparaître sans laisser aucune trace. Je n’avais pourtant aucune certitude. Seulement cette impression persistante qu’une porte existait quelque part, derrière ce que nous appelons la réalité.
Avec le recul, je me demande si ma naissance n’a pas laissé en moi une mémoire sans images. Une mémoire du corps, peut-être. Je n’en sais rien. Je sais seulement que ces interrogations ont toujours été présentes, bien avant que je vive consciemment mes deux autres expériences de mort imminente.
Le 25 août 2010
Lorsque je suis tombée enceinte de Hugo, j’étais heureuse. La grossesse représentait quelque chose de très concret : une vie se développait en moi, mon enfant allait naître et nous allions construire notre famille. Mais le 20 août 2010, j’ai senti que quelque chose n’allait pas.
Mon corps gonflait. Je ne me reconnaissais plus. On me disait de me reposer, mais je savais que ce n’était pas seulement de la fatigue ou un inconfort lié à la grossesse. Je sentais que la situation était grave. Je ne saurais pas expliquer cette certitude. Je n’avais pas les connaissances médicales pour poser un diagnostic. Mais mon corps m’envoyait un signal très clair : il se passait quelque chose d’anormal.
Le 25 août, je me suis retrouvée au bloc opératoire. Tout est allé très vite. Il y avait les voix de l’équipe médicale, les gestes, le matériel, la lumière blanche au-dessus de moi. J’étais allongée, totalement dépendante des personnes qui s’activaient autour de mon corps.
À un moment, j’ai entendu une phrase : « On risque de perdre la mère ou l’enfant. » Je n’ai pas réfléchi. Ma première pensée a été : « Sauvez mon enfant. »
Puis mes perceptions ont commencé à changer. Les voix se sont éloignées. Elles étaient toujours présentes, mais elles semblaient venir de beaucoup plus loin. Les sons perdaient leur netteté. La lumière du bloc était encore là, mais je ne la percevais plus de la même manière. Je sentais que je lâchais prise. Ce n’était pas volontaire. Je ne décidais pas de partir. Mon corps n’arrivait simplement plus à rester là.
Puis il y a eu une rupture nette. Un instant auparavant, j’étais allongée sur la table, enfermée dans la douleur et la peur. L’instant suivant, je ne ressentais plus rien. Je me suis retrouvée au-dessus de mon corps.
Je n’ai pas eu la sensation de me lever ou de flotter progressivement. Je me suis simplement retrouvée ailleurs, à un autre point de vue. En hauteur. Je voyais la scène d’en haut. Je pouvais observer la salle. Je voyais les personnes autour de la table, leurs mouvements rapides, le matériel, les lumières très fortes. Je voyais aussi mon corps, allongé en dessous de moi.
Ce corps était le mien. Je le reconnaissais. Mais je ne me sentais plus à l’intérieur. Je le regardais comme on regarde une enveloppe abandonnée. Il ne me faisait pas peur. Je n’éprouvais même pas de panique en voyant l’équipe médicale s’agiter autour de lui. Je comprenais que la situation était grave, mais cela ne provoquait plus en moi la même réaction. Je n’avais plus mal. Je n’avais plus froid. Je n’avais plus peur.
Je n’avais pas non plus la sensation de regarder avec mes yeux. Ma perception était beaucoup plus large. Je voyais la scène sans avoir besoin de tourner la tête ou de déplacer mon regard. Tout semblait accessible en même temps. Les bruits du bloc existaient encore, mais ils étaient étouffés. L’agitation des soignants paraissait presque lointaine. Je voyais la tension de la salle, mais je n’en faisais plus partie.
À la place de la peur, je ressentais une paix absolue. Puis un amour immense m’a enveloppée. Le mot « amour » est insuffisant, mais je n’en connais pas d’autre. Ce n’était pas l’amour que l’on porte à son conjoint, à ses enfants ou à ses parents. C’était un amour sans attente, sans manque, sans condition. Il ne venait pas d’une personne précise. Il était partout. Pendant quelques instants, j’ai eu le sentiment d’être revenue dans quelque chose que je connaissais déjà.
La salle d’opération s’est éloignée. Je me suis retrouvée dans un espace sombre qui ressemblait à une grotte ou à un tunnel. Les parois étaient mal définies. Je savais qu’elles étaient là, mais je ne distinguais pas leur matière. Au bout de cet espace, il y avait une lumière très puissante.
Elle ne m’éblouissait pas. Au contraire, elle m’attirait. Je sentais que je devais aller vers elle. Je ne marchais pas. Je n’avais plus réellement conscience d’avoir des jambes. J’avançais en glissant, sans effort. J’ai alors entendu une voix me dire : « Vite, dépêche-toi. » Je ne savais pas qui parlait, mais je n’ai pas eu peur. J’ai continué d’avancer.
La plage et mon grand-père
Lorsque j’ai traversé la lumière, je suis arrivée sur une plage. La rupture avec le bloc opératoire était totale. Quelques instants plus tôt, il y avait le métal, les gestes médicaux, la lumière blanche et froide. Là, tout était lumineux, vivant et paisible. La plage était dorée. Les vagues scintillaient. L’air lui-même semblait rempli de lumière.
Les couleurs avaient une intensité que je n’avais jamais vue sur Terre. Elles n’étaient pas seulement plus vives. Elles semblaient plus complètes. Comme si les couleurs que nous connaissons ici n’étaient qu’une version réduite de celles que je percevais là-bas. Aujourd’hui, nous parlons d’images en 4K ou en 8K. Là-bas, j’avais l’impression d’être dans une réalité en 800K. Tout était précis, profond, vibrant. J’avais le sentiment que cet endroit était plus réel que le monde que je venais de quitter.
Et j’ai vu mon grand-père. Il était là, devant moi. Je l’ai reconnu immédiatement. Je savais pourtant qu’il était mort. Il ne ressemblait pas à un souvenir ou à une image ancienne. Il était présent. Je ne me suis pas demandé si c’était possible. Je savais simplement que c’était lui. Je suis allée vers lui.
Il m’a dit : « Te voilà, ma petite. Viens vite, le temps est court. » Je lui ai répondu : « Papi ? Mais tu es mort… » Il m’a demandé de me taire et de l’écouter. Il avait quelque chose d’important à me révéler, quelque chose que personne ne m’avait jamais raconté.
Il m’a montré un petit garçon qui jouait au bord de l’eau. Il m’a demandé si je savais qui il était. J’ai répondu que non. Il m’a alors dit : « C’est le frère de ton père. Il est parti trop tôt. Ne l’oublie pas. »
Je lui ai répondu que mon père n’avait pas de frère. En tout cas, je n’en avais jamais entendu parler. Mon grand-père m’a donné une année et les circonstances précises de la mort de cet enfant. Il m’a dit de retenir ces informations.
Je ne sais pas combien de temps cette scène a duré. Le temps ne fonctionnait pas comme ici. J’avais le sentiment que tout se déroulait très vite et, en même temps, que chaque instant pouvait durer indéfiniment. D’autres personnes sont ensuite arrivées. Je ne peux pas toutes les identifier. Elles m’ont dit qu’il fallait y aller. Je n’ai pas eu le temps de discuter ou de dire au revoir. J’ai été renvoyée dans mon corps.
Le retour dans la douleur
Le retour a été d’une violence extrême. Il n’y a pas eu de transition douce. Je suis passée de cette plage lumineuse à mon corps allongé dans une salle d’hôpital. J’étais intubée.
J’avais mal partout. Mon corps était lourd, douloureux, agressif. J’avais l’impression d’être enfermée dans quelque chose de beaucoup trop étroit. La lumière me brûlait les yeux. Les couleurs étaient criardes. Les bruits me heurtaient. Après le silence et la paix que je venais de ressentir, chaque stimulation du monde physique semblait démultipliée.
Je ne comprenais pas immédiatement où j’étais. Je sentais le tube, la gêne, la douleur. J’essayais de bouger et de parler, mais je ne le pouvais pas. Une infirmière s’est approchée et m’a dit : « Calmez-vous, on va vous désintuber. » J’étais revenue.
Je ne supportais plus le bruit du monde
Après cette expérience, mes perceptions ont changé. Le monde me semblait beaucoup trop fort. Certains sons ordinaires devenaient insupportables. Le bruit d’un verre, une voix, un objet déplacé ou un son soudain pouvaient provoquer chez moi une réaction physique très intense. Je percevais également des choses qu’Olivier ne percevait pas. J’entendais parfois des bruits ou des mots murmurés alors qu’aucune personne ne se trouvait près de moi.
Je ne savais pas quoi faire de ces perceptions. Je ne les vivais pas comme un don. Je les subissais. C’était épuisant. Je me demandais si mon cerveau avait été endommagé. Je me demandais surtout si j’étais en train de devenir folle.
Mon médecin m’a expliqué que mon cerveau avait « ouvert des portes » et que mes sens fonctionnaient presque comme ceux d’un animal. Cette explication décrivait assez bien mon ressenti : je percevais trop de choses, trop fortement, sans réussir à les filtrer. Mais une question restait entière : qu’avais-je réellement vécu sur cette plage ?
Mon père devient blanc
Quelques semaines plus tard, j’ai décidé de confronter mon père à ce que j’avais appris. Je l’ai pris à part. Je ne voulais pas raconter cela devant toute la famille. Je lui ai parlé du tunnel, de la plage et de mon grand-père. Puis je lui ai parlé du petit garçon.
Je lui ai donné l’année et les circonstances précises que mon grand-père m’avait demandé de retenir. Au fur et à mesure que je parlais, le visage de mon père changeait. Il devenait de plus en plus pâle. Il m’a regardée et m’a demandé : « Comment peux-tu savoir ça ? Ta mère elle-même n’est pas au courant. »
Il m’a alors confirmé qu’il avait bien eu un frère. Cet enfant était mort très jeune. Les informations que j’avais reçues correspondaient à ce qui s’était réellement passé. Ce moment a tout changé.
Jusqu’à cette conversation, je pouvais encore chercher des explications rationnelles. Je pouvais me dire que mon cerveau, privé d’oxygène ou soumis aux médicaments, avait produit des images. Je pouvais considérer la plage et mon grand-père comme une hallucination créée par les endorphines. Mais je ne pouvais pas connaître ce secret familial. Je n’avais jamais entendu parler de cet enfant. Ma mère elle-même ne connaissait pas son existence.
Je ne prétends pas que cette confirmation constitue une preuve scientifique de l’existence d’une vie après la mort. Mais pour moi, personnellement, elle a mis fin à une grande partie du doute. Quelque chose s’était réellement passé. Il y avait quelque chose derrière. Nous n’étions pas seuls. Et surtout, je n’étais pas folle.
En juin 2013, je sens que je repars
Trois ans plus tard, je suis tombée enceinte de Mattis. Au cours de la grossesse, j’ai senti que le même scénario recommençait. Je reconnaissais les signaux. Je savais que mon corps était de nouveau en train de lâcher. Il y a eu une césarienne en urgence, puis des saignements.
Cette fois, je savais ce que signifiait cette sensation de décrochage. Je sentais mes forces me quitter. Les voix autour de moi devenaient plus lointaines. Mon corps semblait s’enfoncer alors que ma conscience, elle, restait parfaitement présente.
J’ai regardé le jeune anesthésiste et je lui ai dit : « Je pars. Si je ne reviens pas, dites à Olivier de montrer nos enfants à mes parents. » Il m’a souri pour me rassurer. Pour lui, je devais être une patiente paniquée qu’il fallait calmer. Mais je n’étais pas simplement angoissée. Je reconnaissais ce qui était en train de se produire.
Je savais que je quittais mon corps. La séparation s’est faite très rapidement. À nouveau, la douleur a disparu. Le poids du corps aussi.
Je me suis retrouvée hors de moi, avec une perception beaucoup plus large que celle de mes yeux. Je pouvais voir la salle dans son ensemble. Je distinguais l’équipe médicale autour de mon corps, les gestes rapides, la lumière, le matériel. Je comprenais qu’une urgence était en cours, mais je ne ressentais plus la peur qui aurait dû accompagner cette scène. J’étais présente, consciente, mais je n’étais plus sur la table.
Je me suis déplacée dans l’hôpital. Je ne saurais pas dire si j’ai traversé une porte ou un mur. À cet endroit, la matière ne semblait plus constituer un obstacle. Je n’avais pas besoin de marcher. Il suffisait que je pense à un lieu ou à une personne pour m’en rapprocher.
J’ai vu Olivier avec Mattis. L’ambiance de la pièce était très différente de celle du bloc. Il y avait moins d’agitation, mais je ressentais l’inquiétude. Je voyais Olivier, je voyais mon enfant, et je voulais leur dire que j’étais là. Je leur parlais. Je leur disais que je les aimais. Mais ils ne m’entendaient pas.
C’est une sensation très particulière : être entièrement consciente, voir les personnes que l’on aime, se tenir près d’elles et comprendre que, pour elles, on n’est plus là.
J’ai ensuite pensé à Hugo. Immédiatement, je me suis retrouvée près de lui. Je ne ressentais ni distance ni temps de déplacement. J’étais simplement là. Je lui ai dit : « Tu seras le grand frère dont Mattis aura besoin. Tu es courageux. Je t’aime. » Je ne savais pas si j’allais revenir. J’essayais de dire à mes enfants ce que je voulais qu’ils gardent de moi.
Puis l’environnement a disparu. Il y a eu de nouveau un passage, un tunnel et une lumière. Cette fois, je n’avais plus peur. Je savais que je n’étais pas en train de m’éteindre. Je savais que j’allais quelque part.
Deux êtres m’attendaient
Je suis arrivée dans un autre espace. Il y avait des prairies dorées, des arbres, des bancs et des maisons lumineuses. Tout semblait baigné dans une lumière douce, mais je ne distinguais pas de source précise, comme un soleil ou une lampe. La lumière était simplement présente partout.
L’atmosphère était calme. Il n’y avait ni menace ni tension. Je n’avais plus conscience de la douleur laissée dans la salle d’opération. Je ne pensais plus à mon corps. Je ressentais surtout une profonde familiarité. J’avais l’impression de reconnaître cet endroit sans pouvoir dire quand ni comment je l’avais connu.
Deux êtres lumineux m’attendaient. Je parle d’êtres parce que je ne sais pas quel autre mot employer. Ils avaient une présence, une conscience et une identité. L’un d’eux s’est présenté à moi sous le nom de Yeshoua.
Sa voix n’était pas une voix au sens humain. Je ne voyais pas ses lèvres former des phrases. Je recevais directement ce qu’il voulait me transmettre. Les mots entraient en moi avec leur sens complet. Lorsque je rapporte aujourd’hui notre échange, je suis obligée de le traduire avec des phrases humaines. Sur le moment, la communication était beaucoup plus immédiate.
Il m’a fait comprendre que je n’étais pas mon corps. Que j’étais une âme, ou une conscience, capable de voyager et d’expérimenter plusieurs réalités. Il m’a également montré que les épreuves de mon existence n’étaient pas des punitions. J’avais choisi certaines expériences avant ma naissance. J’avais choisi mes parents, certaines difficultés et certains passages de ma vie afin d’apprendre l’amour et la force.
Cette idée peut être difficile à entendre. Je ne l’ai pas comprise comme une manière de nier la souffrance ou de rendre les victimes responsables de ce qu’elles subissent. Ce que je recevais était plus vaste. Il était question d’expériences choisies par la conscience avant l’incarnation, à un niveau auquel nous n’avons plus accès lorsque nous sommes dans notre corps.
Mais le message principal ne concernait pas mon passé. Il concernait ce que j’allais faire de ma vie maintenant.
Je lui ai dit que je ne voulais pas partir. Je pensais à mes enfants. À Olivier. À tout ce que je laissais derrière moi. J’ai compris que je pouvais rester dans cet endroit. Je pouvais revoir l’ensemble de ma vie, choisir un autre univers ou vivre une autre incarnation. J’étais libre.
Mais j’ai également compris que, si je retournais sur Terre, je devrais transmettre ce que j’avais vécu. Je devrais rappeler aux autres que nous ne sommes pas seulement notre corps et que l’amour est la seule force capable de traverser les mondes.
Je ressentais une énergie très forte dans ma main, comme si elle constituait un point de contact entre eux et moi. Cette sensation était précise, presque physique, alors même que je n’avais plus conscience de posséder un corps matériel.
Je ne voulais pas vraiment revenir. Il faut être honnête sur ce point. Là-bas, je ne ressentais aucune douleur, aucune peur et aucun manque. Je me sentais totalement aimée. Revenir signifiait retrouver un corps blessé, les difficultés de la vie et la possibilité de perdre un jour ceux que j’aimais.
Mais il y avait mes enfants. Je savais que je devais revenir pour eux. Alors tout s’est effacé. J’ai rouvert les yeux.
Je ne vis plus de la même manière
Ces expériences ne m’ont pas transformée en une personne qui posséderait toutes les réponses. Je doute encore. J’ai peur. Je me trompe. Je me mets en colère. Je connais la fatigue, les difficultés et toutes les contraintes d’une vie normale. Je ne suis pas revenue avec un mode d’emploi de l’existence. Mais je ne peux plus vivre comme avant.
Chaque sourire de mes enfants a une valeur particulière. Chaque journée passée avec eux est un temps qui m’est donné. Je sais à quel point tout peut basculer rapidement. Je ne cours plus après les choses de la même manière. J’essaie de regarder réellement les personnes qui se trouvent devant moi. J’essaie d’être présente. Je n’y arrive pas toujours, mais je sais maintenant que chaque instant compte.
Mon rapport à la mort a également changé. Je ne souhaite pas mourir et je ne minimise pas la douleur de perdre quelqu’un. La séparation reste terrible pour ceux qui demeurent ici. Mais je ne considère plus la mort comme une disparition totale. Pour moi, elle est un passage.
Je ne demande à personne de croire mon témoignage. Je comprends que l’on cherche des explications médicales, neurologiques ou psychologiques. Ces recherches sont nécessaires. J’ai moi-même essayé de rationaliser ce qui m’était arrivé. Je sais simplement ce que j’ai vécu.
Je sais ce que j’ai ressenti lorsque j’ai quitté mon corps. Je sais ce que j’ai vu. Et je sais que je suis revenue avec une information familiale que je ne pouvais pas connaître. Je témoigne parce que j’en ai ressenti la nécessité. Pas pour imposer une vérité universelle, mais pour partager la mienne.
Je ne suis pas folle. Je suis vivante. Et je suis profondément reconnaissante.